Congo-Brazzaville: Mbuyamba Lupwishi fait connaître le CAM

En visite officielle de trois jours à Brazzaville, le président du Conseil africain de la musique (CAM) a animé, le 15 janvier, une conférence de presse au cours de laquelle il s'est attelé à donner le but et les missions assignées à l'institution qu'il dirige et dont Brazzaville abrite le siège depuis juin 2013

 

Le CAM est le groupe régional africain du Conseil international de la musique près de l'Unesco, créé en 1949 à l'initiative du directeur général de l'Unesco et installé en son siège à Paris. Les conseils régionaux ont été créés en Allemagne (Bonn), en Asie et aux Amériques. L'Afrique et l'Europe font figure de conseils actifs qui travaillent, s'implantent avec des structures fixes et agissent.

Les bases du CAM avaient été jetées en juillet 2007 à Brazzaville devant plusieurs pays africains qui signèrent son acte de création. À ce jour, le CAM compte parmi ses adhérents plus du quart des pays d'Afrique au sud du Sahara et une vingtaine d'organisations musicales internationales membres. Ils essayent de réfléchir sur la manière de faciliter la coopération musicale internationale par l'apport régional de la coopération qui existe déjà en Afrique. « Nous avons démarré dès 2007 avec des activités, une assemblée générale à Pékin au moment où se déroulait l'assemblée générale du Conseil international, puis à Tunis en 2009. Nous nous sommes retrouvés en 2010 à Douala pour l'assemblée générale et le comité exécutif en même temps, à l'occasion de la première visite du Conseil international en Afrique, et nous avons poursuivi à Cotonou où nous envisageons d'avoir à Brazzaville une réunion de l'assemblée générale qui devait se tenir en mars 2012. Mais compte-tenu des explosions de Mpila, tout a été ajourné », a précisé le directeur du CAM.

« Nous pensons qu'avec ce bref regard historique des actions qui se font, nous pouvons envisager des jours meilleurs. Pendant deux ans nous avons attendu qu'un pays confirme son invitation à accueillir le siège du CAM et au terme de cette attente, la République du Congo a officiellement confirmé son intention et sa volonté de l'accueillir. La représentante de l'Unesco au Congo à l'époque avait fait une démarche auprès du gouvernement congolais pour indiquer l'intérêt qu'on pouvait trouver en accueillant une telle structure d'intégration africaine et de coopération artistique et musicale », a-t-il ajouté.

Le CAM a pris possession des locaux à la tour Nabemba avant même d'accueillir, l'année dernière, la cérémonie de la signature de l'accord-cadre entre le CAM et l'Unesco. « Pendant que nous attendons de nous installer dans notre siège, nous avons travaillé pour la diffusion de l'information à mobiliser les partenariats dans les différents pays d'Afrique et de nouveau, nous avons utilisé les délégations permanentes de l'Unesco à Paris pour qu'elles transmettent dans les différents ministères de la Culture, afin que les choses aillent de l'avant », a-t-il conclu.

Le CAM prévoit cette année d'organiser entre autres : au mois d'août à Brazzaville, la 6e tribune de musique africaine ; et un atelier du statut de l'artiste musicien en Afrique centrale. Il participera par ailleurs à la promotion de la 5e édition du festival Feux de Brazza.

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