Coup d'envoi du Programme de développement de la musique en Afrique

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Abidjan, Côte d'Ivoire, le 4 mars 2014. - Le Conseil international de la musique et ses partenaires de coopération dans sept pays africains et en Allemagne sont heureux d’annoncer le lancement officiel du Programme de développement de la musique en Afrique (PDMA), qui entreprendra, durant les trois ans à venir, d’aider à former un secteur de musique durable en Afrique, avec comme axe prioritaire, une augmentation des perspectives d’emploi pour les acteurs du secteur. Ce projet bénéficie d’une contribution financière de l’Union européenne et du concours du Groupe des Etats ACP.

 

Le Programme de développement de la musique en Afrique poursuivra les objectifs suivants :

  • d’augmenter la capacité professionnelle au sein du secteur
  • de renforcer les compétences interculturelles et les échanges entre les professionnels de la musique européens et africains
  • d’étendre la prise de conscience de la valeur de la musique pour le développement socio-économique des sociétés
  • de renforcer l’infrastructure du secteur de la musique en Afrique
  • d’encourager la mise en réseau des musiques et des musiciens en Afrique.

Afin d’atteindre les objectifs du Programme de développement de la musique en Afrique, des organisations ayant une expérience d’activités et des compétences avérées dans le secteur culturel et musical en Afrique joindront leurs forces pour mettre en œuvre des activités diverses. En respectant le principe d’appropriation locale, les activités seront menées à bien sous la responsabilité de chaque partenaire dans plusieurs pays africains. Le nombre élevé de pays impliqués est garant d’un accès large aux activités proposées. De plus, le programme créera des opportunités d’échange avec l’Europe et d’autres parts du monde. 

Le CIM est heureux de coopérer notamment avec ses groupes régionaux en Afrique et en Europe (Conseil africain et Conseil européen de la musique), avec des universités (l’Université technique du Kenya, l’Université Makerere en Ouganda, l’Université de Hildesheim en Allemagne), avec des organisateurs de festivals de musique (Le Kolatier/REPAC – Cameroun ; Feux de Brazza –République du Congo ; Sauti za Busara/Busara Promotions - Zanzibar, Tanzanie), avec les sections nationales de Music Crossroads au Malawi et en Mozambique, et enfin, avec l’Observatoire des politiques culturelles en Afrique. D’autres organisations œuvrant dans les domaines d’intervention du PDMA seront également sollicitées pour participer.

Lupwishi Mbuyamba, président du Conseil africain de la musique, explique la vision du projet : « L’ensemble des partenaires du projet forment le vœux et s’engagent pour qu’à la fin du projet en décembre 2016, la diversité des expressions musicales en Afrique soit mieux protégée et promue, que l’accès des artistes africains aux marchés internationaux ait été davantage facilité, le dialogue entre différentes cultures musicales encouragé et, en termes plus généraux, qu’il y ait une plus grande prise de conscience de la valeur de la musique pour le développement socio-économique dans les sociétés africaines. »

Les activités planifiées dans le domaine universitaire comprennent des échanges d’étudiants et d’enseignants entre départements de musique d’universités africaines et visent à accroître la qualité de la formation professionnelle en musique et la formation des enseignants en Afrique d’un côté, et à renforcer la reconnaissance, en Europe, non seulement de la musique africaine, mais aussi de la formation professionnelle en Afrique d’enseignants en musique et du management du secteur musical en Afrique, de l’autre.  

Des activités de formation continue seront proposées aux professionnels des festivals de la musique dans le but d’améliorer la qualité de la gestion de festivals à tous niveaux, de renforcer les compétences techniques des équipes, d’encourager l’échange sur le plan artistique et gestionnaire entre festivals de musique en Afrique et d’optimiser la mobilité d’artistes et d’œuvres artistiques sur le continent africain.

Le projet comprendra également des activités ayant un effet structurant en renforçant les capacités d’organisations musicales pour accroître leur rôle et leur efficacité. Un des résultats majeurs du projet sera la stabilisation et le renforcement du réseau du Conseil africain de la musique.

Plusieurs activités auront pour but de diffuser la production créative de musiciens africains ainsi que d’améliorer l’accès aux résultats de recherches, à des partitions, des méthodes d’apprentissage d’instruments ou au matériel pédagogique. Les partenaires de cette coopération aspireront également à augmenter la présence de professionnels africains de la musique en Europe. Les résultats du PDMA feront l’objet de publications et d’une large diffusion.

Le PDMA s’inscrit dans le Programme de développement de secteur de musique initié par le Conseil international de la musique, programme qui vise à développer des secteurs de musique durables à échelle mondiale, notamment dans des pays en voie de développement.

Le lancement officiel du PDMA en Afrique francophone a été annoncé le 4 mars 2014 lors d’une conférence de presse tenue dans le cadre du Marché des arts du spectacle africains à Abidjan, Côte d’Ivoire. La ville d’Abidjan a été par ailleurs sélectionnée pour accueillir l’événement de clôture du projet, le Forum africain de la musique, en juin 2016.

« Il n’y a aucun doute que le soutien de l’UE et du Groupe des Etats ACP renforceront nos efforts individuels et collectifs pour améliorer la situation dans le secteur de la musique à plusieurs niveaux. Le CIM est à la fois heureux et fier de coordonner ce projet et nous avons hâte de le mettre en œuvre en coopération avec nos partenaires dans les trois prochaines années », déclare Silja Fischer, Secrétaire générale du Conseil international de la musique. 

 

Ce projet est réalisé dans le cadre du

Avec la contribution financière de l’Union Européenne et

le concours du Groupe des Etats ACP

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